Lu en 5 min

Le brahmi : zoom sur cette superplante de la médecine ayurvédique

brahmi
Par :
Journaliste freelance
Carina est une journaliste freelance. Elle écrit pour notre rubrique « mode de vie sain » et à propos de l'alimentation.

Un « remède miracle » qui stimule le cerveau, fait s’envoler le stress et a également un effet apaisant : cela ressemble bien à une véritable superplante, n’est-ce pas ? Il s’agit ici du brahmi qui, dans la médecine ayurvédique, est déjà une véritable superstar. Il commence également à se faire un nom par chez nous et se distingue par ses bienfaits sur notre santé.

Qu’est-ce que le brahmi ?

Les superaliments font beaucoup parler d’eux ces dernières années, du curcuma à l’açaï, en passant par les graines de chia et de lin, les baies de goji et le matcha. Cependant, il faut bien avouer que nous ne nous lassons pas des merveilles prometteuses que la nature a à nous offrir et nous avons encore de la place dans notre cœur pour une nouvelle plante tendance. Laisse-nous te parler du brahmi. Il ne s’agit pas vraiment d’un superaliment, mais plutôt d’une superplante.

Ce terme ne parlera probablement pas aux personnes qui ne sont pas particulièrement adeptes de l’ayurvéda. Le brahmi, également appelé bacopa monnieri ou « hysope d’eau », est une plante vivace herbacée de la famille des Plantaginacées. Elle est originaire du sud de l’Asie et est très utilisée dans la médecine ayurvédique depuis des milliers d’années. Ses tiges sont aussi bien rampantes que droites et parmi ses feuilles charnues poussent ici et là des fleurs blanches.

Assez parlé de son aspect extérieur, car ce qui rend cette plante aussi particulière, c’est bien entendu ses propriétés intérieures, qui l’ont aidée à se faire un nom en tant que plante médicinale. Elle aiderait à lutter contre de nombreux maux. Aujourd’hui, on retrouve le brahmi plutôt dans des compléments alimentaires. Cette petite plante grasse est donc disponible sous forme de poudre ou de gélule.

Bienfaits et utilisation du brahmi

Remplacer la nourriture étudiante par du brahmi ? Qui sait si la plante pourrait un jour vraiment faire concurrence aux célèbres en-cas que l’on grignote lorsque l’on étudie ou travaille. En effet, le brahmi viendrait renforcer les capacités du cerveau humain et serait en mesure d’améliorer la mémoire. Il s’agirait donc d’un véritable boosteur mental. C’est pourquoi il est aussi bien apprécié des étudiants durant les périodes d’examens que des personnes âgées.

Notre conseil : les oméga-3 contribuent à la préservation d’une acuité visuelle normale et au bon fonctionnement du cerveau. Nos gélules d’oméga-3 vegan sont idéales au quotidien et couvrent tes besoins journaliers en acides gras EPA et DHA essentiels !

En parlant de capacité mémorielle, les scientifiques supposent que les nombreux antioxydants contenus dans la plante peuvent aider à prévenir la démence. Par ailleurs, le terme brahmi a déjà été associé au trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Une étude menée sur 31 enfants a révélé que le TDAH, tel que de l’agitation et des problèmes de concentration, s’améliorait après une cure quotidienne de brahmi pendant six mois.

Si cette petite feuille grasse est utilisée dans autant de domaines médicaux différents, c’est parce qu’elle renferme des principes actifs particuliers. Parmi eux, on retrouve des alcaloïdes (brahmine), des saponines et des flavonoïdes, c’est-à-dire des métabolites secondaires des plantes, à qui l’on prête des bienfaits sur le corps humain. Il paraîtrait que ses composants ont des propriétés analgésiques, antispasmodiques, antirhumatismales, hormonostimulantes, purifiantes pour le sang et diurétiques. D’autres recherches doivent cependant être menées sur le sujet. Jusqu’ici, aucune étude représentative ne prouve les effets du brahmi.

Et concernant son utilisation : en tant que complément alimentaire sous forme de gélules, le brahmi peut être consommé quotidiennement avec un peu d’eau, tandis que la poudre finement moulue est l’ingrédient idéal à ajouter dans les smoothies verts. Tu peux par exemple en mélanger une cuillère à café avec un smoothie d’épinards, d’avocat, de mangue et d’eau.

Dans la cuisine française, le brahmi n’est pas connu, mais si tu parviens tout de même à t’en procurer des feuilles fraîches, tu peux par exemple en mélanger quelques-unes avec de la mâche et des tomates pour concocter une délicieuse salade. Ou alors tu peux très bien utiliser la plante pour préparer un thé. Pour cela, fais infuser quelques feuilles fraîches dans de l’eau chaude pendant un quart d’heure. Ne sois pas surpris par l’amertume du thé. Il n’est probablement pas au goût de tout le monde et nécessite de s’y habituer. En effet, la petite feuille grasse renferme une grande quantité de substances amères.

Notre conseil : le thé est un incontournable de l’automne et de l’hiver, mais tu as envie de varier un peu ? Dans ce cas, essaie donc nos Sets infusions. Ils t’offriront le mélange parfait entre infusions et thés aux fruits.

Les effets du brahmi sur l’angoisse et le stress

Les personnes qui sont souvent stressées peuvent éventuellement bénéficier des propriétés du brahmi. En effet, ce dernier est également utilisé pour favoriser l’apaisement. Une étude américaine menée sur un groupe de personnes prenant de l’extrait de brahmi pendant plusieurs semaines s’est révélée très concluante.

Les effets du brahmi sur les cheveux

Il n’est vraiment pas facile de trouver le soin idéal pour nos cheveux, car avec les nombreuses solutions disponibles sur le marché, l’arbre cache bien souvent la forêt. Et certaines d’entre elles sont peut-être également composées de brahmi puisque ce dernier est une superplante extrêmement polyvalente. En effet, il est aussi utilisé en cosmétique.

Nous avons déjà abordé ses propriétés antioxydantes, et ces dernières sont également bénéfiques pour nos cheveux. On retrouve sur Internet des soins au brahmi qui promettent, entre autres, de prévenir les pointes fourchues et qui affirment que la plante nourrit les racines et peut, en cas d’utilisation régulière, empêcher la chute prématurée des cheveux. Résultat : des cheveux visiblement brillants et en bonne santé. Mais le brahmi tient-il vraiment toutes ses promesses en matière de soin capillaire ? Pour le découvrir, essaie-le donc par toi-même.

Quels sont les éventuels effets secondaires du brahmi ?

Jusqu’ici, nous n’avons parlé que des effets positifs du brahmi, mais a-t-il également quelques zones d’ombre ? Avant que tu ne décides d’en consommer, par exemple sous forme de compléments alimentaires, parles-en avec ton médecin ou ton pharmacien, car il pourrait interagir avec certains médicaments.

Des effets secondaires pourraient alors survenir, tels que des nausées, des maux de tête ou des diarrhées. Par ailleurs, il faut impérativement respecter la dose recommandée car, consommés en trop grande quantité, les alcaloïdes contenus dans le brahmi peuvent s’avérer nocifs. Les femmes enceintes et les enfants doivent purement et simplement faire une croix dessus.

Le brahmi : notre conclusion

  • Le brahmi est une plante médicinale particulièrement appréciée en ayurvéda.
  • Il peut être utilisé frais ou sous forme de poudre ou de gélules.
  • Si tu le consommes en salade ou en thé, ne sois pas surpris : son goût est très amer.
  • Le brahmi aurait des propriétés apaisantes et stimulerait la mémoire.

 

Sources de l'article
Notre équipe de rédaction foodspring est une équipe de spécialistes en nutrition et en sport. Nous nous basons sur des études scientifiques pour étoffer chacun de nos articles. Si tu souhaites en savoir plus, n'hésite pas à lire notre politique éditoriale.
  • Jänicke, C.; Grünwald, J. (2006): Alternativ heilen. Gräfe und Unzer Verlag GmbH.

  • Stough, C; Clarke, J.; Downey, L.A.; Hutchison, C. W.; Rodgers, T.; Nathan, P. J. (2001): The chronic effects of an extract of Bacopa monniera (Brahmi) on cognitive function in healthy human subjects, in: Psychopharmacology, 156 (4).

  • Saini, N.; Singh, D.; Sandhir, R. (2012): Neuroprotective effects of Bacopa monnieri in experimental model of dementia, in: Neurochem Res., 37 (9).

  • Dave, U. D.; Dingankar, S. R.; Saxena, V. S.; Joseph, A. J.; Bethapudi, B.; Agarwal, A.; Kudiganti, V. (2014), in: Advances in mind-body medicine, 28 (2).

  • Calabrese, C.; Gregory, L. W.; Leo, M.; Kraemer, D.; Bone, K.; Oken, B. (2008), 14 (6).

Articles similaires