Lu en 6 min

Leptine : zoom sur l’hormone de la satiété

Pack petit déjeuner
Rédactrice et écotrophologue.
Alisa a fait des études d’écotrophologie, une filière regroupant agroalimentaire et nutrition. Elle a ainsi passé ses études à comprendre le corps humain, et surtout les conditions psychologiques, physiologiques et sociales d’un corps en bonne santé.

Ton ventre gargouille, tu ressens de légers signes de fatigue et tes pensées ne tournent qu’autour de ton assiette… Autant de signes qui indiquent clairement que tu as faim. Mais comment savoir quand tu es rassasié et que tu as fourni à ton corps suffisamment de nourriture ? Sache que ton système nerveux central est impliqué dans le processus de la sensation de satiété. Outre un estomac bien rempli et une nouvelle énergie à disposition, c’est l’hormone leptine qui t’indique quand tu dois t’arrêter de manger. Alors comment fonctionne exactement ce processus ? Découvre-le dans cet article !

Leptine : définition

Avant de nous intéresser de plus près au processus déclenché par la consommation de nourriture, examinons tout d’abord l’hormone qu’est la leptine. La leptine est une cytokine (molécule de signalisation protéique entre cellules), plus précisément une adipokine. Cette hormone active synthétisée dans le corps humain se compose de 146 acides aminés. Étant une adipokine, l’hormone est produite en grande partie dans les cellules adipeuses, avant d’être libérée. De petites quantités de leptine sont également produites dans la moelle osseuse, les muscles squelettiques, la paroi de l’estomac et les cellules de la peau.

La leptine n’a été découverte que dans les années 1990 et a depuis fait l’objet de nombreuses études scientifiques. Le grand intérêt pour cette hormone est dû, entre autres, à l’augmentation constante du poids moyen de l’être humain. D’où l’importance de connaître la raison pour laquelle les gens prennent du poids malgré la fonction intelligente de l’hormone.

Leptine : effets

À chaque repas, tôt ou tard, on décide que l’on est rassasié et on s’arrête de manger. Le système physiologique qui le permet fonctionne selon un principe clair. Chez une personne en bonne santé, les réserves totales d’énergie sont maintenues à un bon niveau par la régulation du taux de leptine. Si la membrane des cellules est bien fournie en acides gras, la synthèse de leptine a lieu. Ainsi, les cellules graisseuses, bien pourvues en acides gras, envoient de la leptine et transmettent le signal : « nous sommes rassasiées ! ».

Plus haut, nous avons constaté que l’hormone est produite dans les cellules adipeuses. Ainsi, s’il y a beaucoup de cellules adipeuses dans le corps, une grande quantité de leptine est libérée – et vice versa. L’hormone circule d’abord dans le sang et stimule ensuite deux groupes de récepteurs de l’hypothalamus – ce dernier terme désignant une structure du système nerveux central, située sur la face ventrale de l’encéphale et dont le rôle est de contrôler, entre autres, la faim. Parmi les deux groupes de récepteurs qu’elle stimule se trouve un groupe de neurones qui produit des substances émettrices ayant un effet coupe-faim, et un autre groupe produisant des neuropeptides qui stimulent l’appétit.

Faim ou appétit ? Notre article traitant sur le sujet t’explique la différence entre ces deux sensations et te donne des conseils sur la manière de diminuer ton appétit, et ce par des moyens simples.

Chaque jour, tu ressens – consciemment ou non – une sensation de faim. Une cuillère de porridge crémeux au chocolat avec de la banane au petit déjeuner, un rouleau de saumon protéiné pour le déjeuner : voici comment tu pourrais calmer ta faim au cours de la journée. Comme en-cas, un muffin à la carotte pourrait venir combler le petit creux du milieu de l’après-midi.

cupcakes à la carotte
©foodspring

Tu recherches encore plus d’inspiration ? Nos recettes fitness ont été spécialement conçues pour que tu puisses atteindre tes objectifs personnels. Faciles à cuisiner et surtout incroyablement délicieuses !

Découvrir les recettes foodspring

La leptine contre la ghréline : le match

À partir de toutes les études qui ont été menées à ce sujet, il a été démontré que la leptine est responsable de la sensation de satiété. Mais, au contraire, quelle hormone est responsable de la sensation de faim ? Il s’agit de l’hormone digestive portant le nom de « ghréline ». En tant qu’antagoniste de la leptine, la ghréline se forme dans les cellules de la paroi de l’estomac lorsque le corps a besoin d’énergie. Pendant ces phases de faim, le taux de ghréline dans le sang augmente puis redescend après avoir mangé. Ça semble logique, n’est-ce pas ?

Résistance à la leptine

Une portion de pâtes en devient deux, un biscuit, la moitié d’un paquet et un morceau de chocolat, parfois toute la plaque. Dans la vie quotidienne, nous manquons souvent de temps pour prendre un repas en pleine conscience. On a tendance à toujours remarquer les signaux de faim mais d’ignorer ceux de la satiété. Par conséquent, on mange plus qu’on en a besoin. Si cela se produit souvent et sur le long terme, le surpoids est inévitable.

La leptine agit comme un coupe-faim naturel sur les personnes ayant un poids corporel normal. En revanche, chez les personnes en surpoids, le signal de la sensation de satiété ne fonctionne plus, du fait d’une résistance à la leptine. Malgré le taux de leptine élevé présent dans le corps en raison du tissu adipeux, lui-même élevé, les personnes en surpoids ne ressentent plus la sensation de satiété qui devrait apparaître après une prise alimentaire, les cellules de leur cerveau n’étant plus interpellées. Le développement physiologique exact de la résistance à la leptine chez les personnes souffrant d’obésité n’a pas été suffisamment étudié. Cependant, sur la base de diverses études, on présume que la perte de poids, grâce à une alimentation équilibrée et à un exercice physique régulier, peut rétablir la sensibilité du cerveau à la leptine.

Guide minceur
©foodspring

Astuce de notre rédaction : ton pantalon préféré est au placard parce que tu ne rentres plus dedans ? Nos meilleurs experts nutritionnistes et sportifs ont rassemblé tout leurs savoirs dans notre très efficace Guide minceur. Atteins le poids de tes rêves en 12 semaines grâce à des recettes créatives et à des séances d’entraînement du tonnerre !

Découvrir le guide minceur foodspring

La leptine en tant que médicament

Avant que des études ne démontrent que les personnes en surpoids ne souffrent non pas d’une carence mais plutôt d’une résistance à la leptine, une substance similaire était utilisée dans le cadre de traitements contre le surpoids. Les personnes en surpoids et les patients diagnostiqués avec un diabète de type 2 dû à l’obésité se réapproprient à présent la fonction de l’hormone de satiété en perdant des kilos.

Le savais-tu ? Les personnes ayant des habitudes alimentaires intuitives ont tendance à être en meilleure santé. Le principe de l’alimentation intuitive vise à écouter son corps afin de comprendre ses besoins. Si le sujet t’intéresse et que tu souhaites en savoir plus, viens voir par ici : l’alimentation intuitive.

Les personnes souffrant de lipodystrophie (une dystrophie du tissu graisseux se manifestant par une anomalie de la répartition des lipides ; ces derniers pouvant soit manquer soit être présents en excès) ont une très faible production de leptine en raison d’un manque congénital de cellules adipeuses. Le médicament Metreleptine est utilisé dans le traitement de cette maladie – toutefois, très rare. Cette protéine, étant analogue à la leptine humaine, signale la sensation de satiété.

La leptine comme coupe-faim

On peut affirmer que la leptine, étant un coupe-faim naturel, joue un rôle fondamental dans le maintien d’un poids corporel sain. La déduction logique devrait être qu’un apport supplémentaire de l’hormone sous forme de médicament ou de complément alimentaire aiderait les personnes obèses à contrôler leur appétit, et par conséquent à mincir. Mais cette hormone aide-t-elle vraiment à maigrir ? Comme on l’a fait remarquer plus haut, le problème n’est pas un faible taux, mais une sensibilité réduite des cellules du cerveau à la leptine. Par conséquent, selon les connaissances scientifiques actuelles, on estime qu’un apport supplémentaire de l’hormone ne bénéficie pas aux personnes en surpoids, ni aux patients diabétiques.

Même les fadas de musculation qui recherchent un coupe-faim leur assurant un succès rapide en termes de définition des muscles n’y trouveront pas leur bonheur. En ce qui nous concerne, on se fie plutôt à nos gélules shape qui te soutiendront tout au long de ton workout grâce à un mélange de HCA, de chitosane, de L-Carnitine et de caféine.

Leptine : notre conclusion

Ça te fait trop d’informations à la fois à assimiler ? Pas de panique, voici un aperçu des points les plus importants :

  • L’adipokine leptine – principalement produite dans les cellules adipeuses – en tant qu’hormone de satiété, te signale lorsque tu disposes de suffisamment d’énergie.
  • La libération de cette hormone déclenche un effet coupe-faim.
  • L’antagoniste de la leptine est l’hormone ghréline.
  • Les récepteurs de la leptine ont perdu de leur sensibilité chez les personnes souffrant d’obésité, ou même de diabète, de sorte qu’elles ne ressentent plus la sensation de satiété, malgré un taux élevé de leptine.
  • On peut se réapproprier la sensibilité à cette hormone en retrouvant un poids corporel normal.
  • La leptine est un coupe-faim naturel, mais la prise d’un médicament dont les composants sont analogues à la leptine ne fait effet que chez les patients atteints de lipodystrophie.

 

Sources de l'article
Notre équipe de rédaction foodspring est une équipe de spécialistes en nutrition et en sport. Nous nous basons sur des études scientifiques pour étoffer chacun de nos articles. Si tu souhaites en savoir plus, n'hésite pas à lire notre politique éditoriale.
  • The Role of Leptin in Human Physiology: Emerging Clinical Applications, Theodore Kelesidis et. al dans Narrative Review (2010)

    Lien : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2829242/

     

  • Source : AMBOSS Fachwissen für Mediziner

  • Source : Bundesministerium für Bildung und Forschung – Gesundheitsforschung 

  • Source : Ärzteblatt

  • Source : Diabetesinformationsdienst München

Articles similaires