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Comment le yoga aérien a éveillé l’enfant en moi

Eine Gruppe von Menschen praktizieren Aerial Yoga
By: Kristina Lauer

Je me suis rendue pour la première fois dans un petit studio de yoga situé au centre de Berlin Kreuzberg. Au lieu de voir les tapis de yoga alignés, j’ai observé avec curiosité la pièce remplie de hamacs suspendus au plafond. C’est alors que mon premier cours de yoga aérien a commencé. « Il te suffit de suivre le mouvement ! », me suis-je dit en plaçant le tissu autour de ma taille, comme nous l’a montré l’enseignante de yoga. Je me suis préparée mentalement à flotter la tête en bas au-dessus du sol. Personnellement, c’est cette partie « lévitation » qui m’a inquiété le plus avant de venir. Mais en tant que future enseignante de yoga ouverte aux nouveautés, j’ai quand même osé essayer ce style de yoga acrobatique. Et cela en valait vraiment la peine, malgré mon manque d’assurance, ou peut-être justement pour cette raison.

En savoir plus : je partage avec vous 7 choses que j’ignorais avant ma formation de yoga et comment elles ont enrichi ma propre pratique et mon quotidien.

Qu’est-ce que le yoga aérien ?

Le yoga aérien vient à l’origine des États-Unis et est également à la mode dans ce pays. Ce style de yoga associe des acrobaties et du yoga traditionnel, et est également connu sous le nom de air yoga, ou encore yoga anti-gravité. Parce que c’est bien de cela qu’il s’agit : vous êtes suspendu dans les airs, en apesanteur, et vous vous sentez libre. Pour flotter, vous utilisez un hamac fixé au plafond. Vous pouvez l’utiliser pour vous soutenir, vous étirer ou vous envelopper dedans. Différents asanas sont pratiqués ainsi, notamment ce que l’on appelle les postures inversées. Ce sont des postures dans lesquelles vous avez la tête en bas et changez la direction de votre regard, comme dans le chien tête en bas. Selon la philosophie du yoga, les postures inversées servent, entre autres, à modifier sa perspective et à obtenir plus de clarté. Le fait d’être suspendu soulage également la colonne vertébrale et les articulations, et aide aussi tout simplement à lâcher prise. Je me suis dit que ça avait l’air bien, et que je me devais d’essayer !

Comment s’est passé mon premier cours ?

J’ai été particulièrement fascinée par les éléments acrobatiques. Certes, lors de ma première pratique, la grâce n’a pas tellement été au rendez-vous, mais l’expérience est toujours restée plaisante. Au début, il m’a fallu un peu de temps avant d’avoir confiance dans le hamac. L’enseignante de yoga nous a d’abord laissé nous asseoir dedans. Je pouvais donc le sentir m’entourer et m’assurer qu’il pouvait réellement me porter. Ensuite, nous avons été invités à déplier le hamac et à nous allonger complètement à l’intérieur, comme si nous étions dans un cocon. C’était super. Je me sentais en sécurité et très détendue. Rien ne pouvait m’arrêter, à présent.

Les premiers asanas se sont déroulés sans aucun problème, puis est venu le moment du « papillon inversé ». Il s’agit d’un asana ou d’une posture souvent pratiqué dans le yoga aérien. Pour vous mettre dans la posture, vous pliez puis ouvrez les genoux vers l’extérieur en forme de papillon. Mais ce n’est pas tout. Vous vous penchez en avant de tout votre poids et vous vous laissez tomber en avant pour être en position inversée. Dans la position finale, vous flottez tête en bas dans les airs. Pour moi, c’était une véritable épreuve de courage. J’étais suspendue dans les airs, les jambes pliées, et je chancelais déjà. Et maintenant, il fallait encore que je me laisse tomber en avant ? Non merci.

Comment j’ai retrouvé l’enfant cachée en moi

Pendant que je me balançais en papillon (non encore inversé), j’ai regardé autour de moi. Toutes les participantes étaient déjà suspendues la tête en bas, sauf moi. Alors je me suis dit que physiquement, j’étais tout à fait capable de me laisser tomber en avant. La seule chose qui me retenait, c’était mes pensées. Il fallait relâcher ma peur, et c’est bien de cela qu’il s’agit.

À ce moment-là, j’ai pensé aux enfants. Ils ne s’inquiètent pas, eux. Ils font et essaient des choses simplement parce qu’ils sont curieux. Moi aussi, j’étais curieuse. Je voulais savoir ce que ça fait d’être suspendue la tête en bas. Et c’est comme ça que j’ai abordé la chose, sans me prendre la tête. Simplement suivre le mouvement pour savoir ce que ça fait. Faire une nouvelle expérience. J’ai rassemblé tout mon courage et je me suis laissée tomber en « papillon inversé ». Et voilà, j’étais suspendue la tête en bas. En bonne dernière du cours, mais le chemin à parcourir est ici l’objectif.

Ma conclusion

Honnêtement, je ne sais pas si je vais refaire du yoga aérien. Je pense que je préfère plutôt une séance de vinyasa flow, car j’aime bien synchroniser ma respiration avec le mouvement et être dans un état presque méditatif. C’est ce qui m’a manqué dans le yoga aérien. MAIS je suis quand même très contente et reconnaissante d’avoir fait cette expérience, car elle m’a rappelé que je me fais souvent trop de soucis à l’avance et qu’essayer de nouvelles choses et les laisser venir à soi en vaut la peine, pour toujours conserver sa curiosité. Depuis, j’essaie de maintenir cette attitude.

En tant que future enseignante de yoga, j’aimerais également transmettre cette attitude aux personnes qui fréquenteront mes cours. Qu’il s’agisse de yoga aérien ou d’un autre style de yoga, il existe toujours des postures de yoga qui semblent très exigeantes et impossibles à première vue. Il peut s’agir d’une posture inversée, mais il peut aussi s’agir d’un asana qui demande beaucoup d’équilibre ou une large ouverture de poitrine. Ce qui nous semble difficile dépend de chacun. Embrassez vos émotions, mais ne les laissez pas vous submerger. Les émotions vont et viennent. Explorez vos propres limites et soyez curieux, sans trop d’attentes ni de pression pour réussir un asana parfait. Ce qui compte, c’est de se lancer !

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